douze&treize juillet deux mille huit - Zornik&Tokio Hotel @ Werchter Boutique

douze&treize juillet deux mille huit - Zornik&Tokio Hotel @ Werchter Boutique
douze juillet
7h. Réveil pour le boulot, hé oui! Déjeuner, lissage de cheveux, je prépare mon sac pour ces putains de trois jours qui vont suivre, & sans hésiter j'empoigne mon eastpack bourré de trucs qui, en principe, ne s'enmènent pas pour aller travailler & je sors. Les heures défileront lentement, et je m'y étais préparé. Plus le temps avance, plus je sens ce noeud au ventre propre à une tournée. Je le ressens...Pour la dernière fois cette année. Du moins pour Tokio Hotel. 12h30. J'arrive pas à manger. Encore un signe annonciateur. Bref. Je finis la journée boulot en rangeant les produits dérivés TH, tiens donc ! 15h. J'empoigne mes affaires & me casse le plus vite possible vers la gare, faut pas trainer pour le train. Arrivée à la gare ou je (re)vois, Béré, Mad, Ash, Raff & Magalie. On rentre en trombe dans la gare & il y a une putain de file d'attente pour s'acheter les billets. Il est 15h11 et le train part à 15h19. Les personnes décident de nous laisser passer quand elles comprennent que le prochain train, c'est le nôtre.
Et par un exploit surnaturel, en ayant chopé notre billet une minute trente avant son départ, on arrive à poser nos culs dans ce putain de train. & c'est parti.
Pendant tout le voyage, notre conversation tournera surtout sur des débilités tellement profondes qu'elles ne paraitront même pas humaine, sauf si l'humain en question est profondément illettré. Ca défile assez vite, alors que le voyage dure quand même presque deux heures. BéréMad&Magalie nous quittent à Bruxelles, alors que nous, warriors que nous sommes, on décide d'aller directement sur les lieux du festoche. On se doit le frontrow pour cette dernière date.

On arrive à Louvain (ou Leuven, vu qu'on était dans la partie néerlandophone van Belgïe). & Là on explore un peu la ville qui semble assez sympa, mais on traine pas quand même. Il doit être environ 17h lorsqu'on décide de nous la jouer VIP et de se rendre en taxi jusqu'à Werchter (c'était pas la porte à coté). Nous sommes tombés sur un chauffeur vantant les mérites du néerlandais & parlant de l'avenir politique de la Belgique. Hors contexte j'aurai pu lui répondre mais là, merde. J'ai que ce putain de festival en tête . Après un assez long trajet qui nous aura niqué 30¤ de taxi, on arrive sur les lieux...Bien paysans. Une belle odeur de bouse, une friterie miteuse et des champs tout autour. On repère quand même l'énorme scène & sans le savoir on s'y rend par l'entrée artiste. Comprenez donc qu'on se fera refouler. On fait le tour, remarquant des fans par ci par là, en train de manger, parler néerlandais; glander, parler néerlandais, rire, parler néerlandais, chanter du Tokio, et parler néerlandais. Enfin bref. On se rapproche de ce qui semble être le 'lieu de campement'. Bingo. Les fans sont là; une bonne vingtaine. Une néerlandaise nous accoste & me parle anglais pour expliquer l'organisation, le système classique des numéros, etc...Sauf que selon elle, la police rode et que celle-ci étant très dilatée analement, ils pètent un cable et elle ne préfère pas enchainer la liste . Donc...On pose notre cul sur une planche et on glande. On joue avec notre coussin péteur, on se fout de la gueule de certaines bouffonnes, on mange des frites, le classique en gros. Les fans affluent petit à petit, et nous on est toujours pas sur une liste. Pas grave, la néerlandaise se souvient de nos gueule et elle a l'air coopérative donc on stresse pas.

On repère quand même un minimum de fans francophones, dont des têtes déjà vues à la télé, notamment. D'autres têtes qui ne parlent pas forcément français me semble familière, comme Tim, le pseudo-sosie de Tom que j'avais déjà vu à Forest le 14 octobre & dans un reportage pour le concert d'Amnéville. On explore les lieux, en repérant les portes d'entrées, des chiottes isolées qui pourront nous être utile, etc. Le groupe de néerlandaise semble avoir l'impression de dominer toute la troupe, hé beh. On va pas leur cracher dans la gueule...pas encore. Il doit être 21h. Nous, francophones, nous sommes devant les portes à parler tranquillement de concerts vécus, d'attente, d'expérience personnelles, quand un troupeaux de fans néerlandaises viennent péter leur cable en disant qu'on doit pas rester là, mais qu'on doit aller au camping avec elles & blablabla. Soit disant, on gêne et la police viendra nous embarquer. Beeeen voyons. Bon. On va pas créer un conflit, on les suit.
Une fois retournés au campement c'est l'anarchie pour essayer de créer un semblant de file. Toujours dominé par la néerlandaise, bien sur. Ash, Raff& Moi nous sommes les premiers à ne pas avoir de noms sur la liste, donc en gros on est les premier juste après l'attroupement de néerlandaise. Je prend le numéro 102, Ash le 103 & Raff le 104. Mais en réalité on se trouvait dans les cinquante premiers, c'est tout bénèf'. Une fois la file formée on se dirige tel un attroupement bovin vers le trottoir à côté des portes...On s'y installe seulement quelques minutes. Vu que la gentille sécurité ouvrira la file dès ce soir au lieu du lendemain matin...On se répartit selon les six portes qu'il y a...& on s'installe. On est assez proche, ça va.
...Et on est parti pour une putain de nuit comateuse.

treize juillet
Les degrés chutent, on caille de plus en plus & on parle de moins en moins...On dormira quand même pas. On fera chier notre monde, on fera des tours dans les environs & on trouvera des toilettes de luxe, qui changent littéralement des cabines pipi à proximité des portes...On se tape de bons trips toute la nuit en somme. On mange aussi, on boit, on discute, on comate sous nos couvertures...Pour voir le jour se lever petit à petit à partir de 4h30 du matin.
Les gens arrivent de plus en plus nombreux dans la file, et l'ambiance un peu comateuse change petit à petit pour prendre la forme de l'ambiance file d'attente TH à 100%. Je revois des têtes connues comme celles de Maylis, Leslie ou Antonella, j'en rencontre des nouvelles comme Youliah, et petit à petit on remballe nos affaires pour se rapprocher de l'entrée...Et les grugeuses se réveillent. Thanks God, elles se feront à chaque fois refouler. Au moins, l'organisation est à son point sur ce niveau.
Les degrés reviennent. Aaalleluia. Il doit être environ 8h du matin, et on se croirait déjà en plein après-midi. On est assis, à parler, blaguer, tripper. Puis, autant faire nos VIP, on se couche, avec nos lunettes de soleil, & on bronze. On passe le temps comme ça, alors que tout autour de nous ils sont tous parqués tels des sardines déconservées. Chacun son trip hein. Il doit être environ 10h.
Les gens se resserrent de plus en plus, les grugeuses tentent une dernière tentative déchue de passer devant, et les cris qui surgissent sans raison...bah surgissent. Il fait de plus en plus chaud et ça devient pénible. 14h qu'on a pas quitté ce bout de terre quand on y réflechit...10h30. dernière pause toilette pour ma part, j'prends du recul car forcément j'vais pas faire caca au milieu des gens. Et derrière nous...il y a vraiment énormément de monde. Partout. Je me refaufile, retourne à ma place près des portes. On attend...quand à 11h, la porte à côté de nous s'ouvre, et peu de secondes après, la notre s'ouvre aussi. Et c'est l'émeute, comme à chaque fois...Tout le monde s'écrase, les sacs restent coincés, les gens crient, s'insultent...On passe la première porte. Une deuxième nous attend, avec le parcours du combattant. Sur la dizaine de vérifieurs on tombe sur une particulièrement lente et on voit tout le monde autour de nous se mettre à courir vers la scène. Putain. Finalement elle se mettra en marche, non pas sans mal. On passe tous les trois la dernière porte...avant d'arriver sur une pelouse d'une centaine de mètres de long avec la scène tout au fond. Mon dieu. On se met à courir aussi longtemps qu'on le peux, on se crève les muscles et les poumons (on avait pas mangé), on approche, et on s'explose contre la first row. J'ai une envie soudaine de vomir due à cette course un peu trop longue à mon gout, et Ash aussi...Pour ce qui est du placement on est un peu trop sur le côté. C'est à ce moment là que je repère de la place dispo en avancée, donc j'y courre, Ash& Raff me suivent. Et on est tous les trois en plein milieu de l'avancée côté Georg. C'est parti mon kiki.

J'avais pas remarqué que des gens étaient en train de faire un soundcheck. De guitares acoustiques. Ils durent pas, une femme qui apparemment fait la présentation de chaque artiste se ramène pour introduire Milow.
C'est mignon, mais après quelques morceaux ça m'a quand même soulé. Leur répertoire, c'est un ensemble de morceaux acoustiques pop un peu jazzy sur les bords. J'ai pas tellement aimé, donc bon. Ils partent vers 13h30, les assistantes techniques démontent pour installer le matériel de Zornik, qui, lui, fait déjà plus fourni. Après une demi-heure le groupe se ramène et eux j'accroche totalement. je connaissais déjà, leur musique m'était parvenu d'un écho lointain, mais sans plus. Ils ont joué une dizaines de morceaux, accompagnés de solo de batterie et de guitare par moment. C'était bien bon. Un fait qui m'a soulé était l'irrespect de la foule envers le groupe...Je vous fais le dessin : 15 milles bouffonnes trop rebelles qui gueulent 'TOKIO HOTEL, TOKIO HOTEL, TOKIO HOTEL!' pendant qu'ils jouent. On a déjà vu mieux niveau partage musical. N'en est-il pas moins que Zornik quitte la scène et qu'on vient installer le matériel du groupe qui passera dans une demi-heure.
Toujours la même ribambelle de cris quand on teste un instrument quelconque. Fait qui fait bien rire les vigiles en passant. Et après une demi heure pénible...L'annonciatrice revient sur scène et c'est l'explosion des tympans. Boumboum. Aaah, cette intro...Boumboum. Welcome, to the Tokio Hotel, thousand hotels european tour. Et l'intro de Break Away arrive..ainsi que Bill avec ses super lunettes de soleil so hype.

Concert bien, pas le meilleur que j'ai fait mais j'ai apprécié. Un peu dégouté du rappel annulé à cause du staff trop strict dans l'horaire. Bon je ferais pas plus de détails sur le show c'est un show à l'habituelle. Dès leur sortie de scène un énorme amas de ...non, toute la première fosse bouge de place. Tout le monde se casse. Nous aussi on bouge, on doit se retrouver à Bruxelles le plus vite possible. Et on retraverse l'immense pleine qu'on a parcouru le matin même, celle-ci est bondée de monde. 34 000 personnes étaient derrière nous. On se retrouve tous, on sors du site et on cherche un arrêt de bus. Le seul dispo est à 2km. C'est parti pour la marche intensive sous le soleil tapant. Pause bouffe avec un hamburger aussi cher que la chaire de mon cul. On arrive à l'arrêt et on chope le bus qui partait en courant. On grimpe dedans. rempli de fans qui bougent à l'hôtel. Ouch...après une demi heure de trajet on rentre en trombe dans la gare de Louvain pour choper un train. Faut d'abord passer à NOTRE hôtel avant de bouger vers le leur. Donc on prend un train différent de celui que toute la masse de fan chevauche.
Je m'endors pendant le trajet. On arrive à la gare centrale de Bruxelles un peu pété, on sors et on se perd. On galère pour trouver ce putain d'hotel et on frôle le pétage de cable. Après une demi heure de recherche, on trouve. On rentre, on règle, on se rafraichit & on se relisse puis on y retourne. Taxi jusqu'au Conrad. Ou une vintaine de fans sont là, Mad& Bérichouquej'aimeavecsescheveuxméchésbleus, des têtes connues du net, on revoit Tim le sosie de Tom, et je rencontre Sally pour la première fois. pas la dernière je pense :'D. Malgré cela on tombe de bien bas quand on apprend qu'ils se sont cassés en avion & que donc ils ne sont plus en Belgique, et que...on est là pour rien en fait. Bon bref, on part se faire une bouffe traditionnelle au Quick. Bien sain, voyez vous. Puis on rebouge au Conrad. On reste plantés là à parler et passer le temps jusqu' environ 21h. Ou on reprend le taxi jusque notre chambre ou on s'abat littéralement comme des masses...

quatorze juillet
pour se réveiller le lendemain matin après une bonne nuit-pas-sur-le-sol. On se réveille, on décomate, Happy Birthday Ash. on se lave, on se lisse et on descend chercher un petit déjeuner dans le carrefour du coin. Direction la gare centrale ou sur le chemin on est un peu dégoutés d'avoir déjà vécu le dernier THTrip de 2008 (enfin...peut-être pas le dernier de cette année finalement). A la gare, on parle pas tellement, on est tous assis par terre, perdus dans nos pensées, à attendre des trains différents. il doit être 11h. Je prend mon train. Je me noie dans ma musique. Et je rejoins ma ville, après de si bons moment. On en revient pas pareils.

# Posted on Monday, 14 July 2008 at 5:05 PM

Edited on Thursday, 28 August 2008 at 6:40 PM

dix juillet deux mille huit - Empyr&Yael Naim @ Festival des Ardentes

dix juillet deux mille huit - Empyr&Yael Naim @ Festival des Ardentes
review, photos&vidéos à venir
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# Posted on Friday, 11 July 2008 at 5:56 PM

Edited on Thursday, 17 July 2008 at 9:06 AM

vingt et un juin deux mille huit - Tokio Hotel @ Parc des Princes, Paris

vingt et un juin deux mille huit - Tokio Hotel  @ Parc des Princes, Paris
vingt et un juin.

Réveil assez tardif pour une date de tournée, 9h, quelque chose du genre. Premier concert en tribunes, on se presse pas la vie est belle. Les examens se sont terminés la veille, j'aime aller au ralenti. J'me prépare, m'habille, empoigne de l'argent, à manger, mon album, et je saute dans la voiture dès qu'elle arrivera..à 10h. Première merde : On remonte dans la Belgique au lieu de redescendre vers la France...pour aller choper la fille de 10 ans qui vient assister au concert avec nous. Okay... arrêt à la Louvière ou toute la famille joue au tennis. LOL. On est censés aller sur Paris les gens. Et...on ne partira qu'à 13h30, après de nombreux pétages de plombs que la Moute confirmera, vu qu'elle a été mon réconfort texto.

Le trajet vers Paris se déroule assez rapidement, au soleil, à écouter l'album live pour se plonger dans le bain...Cette date est assez différentes des autres, c'est la première fois que je me rend sur une tournée accompagné par un membre de la famille, en l'occurrence mon parrain. C'est bizarre.. On s'approche de la capitale vers 15h30. Moute est devant leur hôtel, et je compte bien la rejoindre. Le groupe est apparemment sorti à 12h30 pour répéter au Parc des Princes, et ils ne sont pas revenus depuis. Selon moi, ils y resteront,;selon Moute, ils reviendront. On verra. 16h. On tombe en plein bouchon sur le périphérique de Paris, du à un accident. Il fait chaud à en crever, et le temps passe lentement...Entre temps, j'apprends par Moute qu'ils sont retournés à l'hôtel en passant par derrière. Okay, un point pour toi -_-". On arrive vers 16h30 à notre hôtel, situé à 2km du Parc des Princes. Petit hôtel sympa en passant, moi je compte pas y rester et je veux directement aller rejoindre Moute au Parc Hyatt mais apparemment c'est pas le plan prévu par la masse. Et je dois suivre. ça traine, ça traine... on sortira seulement à 18h de l'hôtel pour prendre le métro. Le Hyatt me passera sous le nez. On monte dans le premier métro, puis deuxième, puis troisième. On descend une station trop loin suite aux conseils merdique d'une shootée qui nous souhaitera un "bon match", apparemment elle ne sort pas beaucoup de chez elle. On remonte le boulevard pour atteindre le Parc des Princes, à peu près 1km à faire à pied. 18h45, okay okay. On atteint finalement la fin de ce boulevard interminable pour tourner à gauche et apercevoir le stade dans notre champ de vision. Ouch...c'est grand...très grand. Faut faire le tour pour l'entrée présidentielle, et en contournant tout le stade, étant donné que toute la circulation était bloquée, on passe devant 6 énormes camions qui me sont très, très familiers...Les rock'n'roll trucking. et LA, je réalise. La tournée a recommencé pour moi. Je vais les voir. L'adrénaline monte, on atteint l'entrée du stade, on nous fouilles, nous déchire nous tickets, on monte une longue série d'escaliers, les cris se faisant de plus en plus fort, les chants résonnant dans nos têtes...Et j'aperçois la foule.

Bordel de putain de merde. C'est énorme. c'est é-n-o-r-m-e. La scène est déjà installée, c'est la même que la tournée de mars, à quelques détails près. Les tribunes sont presque complètes et la fosse est remplie au tier. On doit être en gros, 35 000 personnes. On a un emplacement merdique dans les tribunes, le groupe aura l'aspect d'une tête d'épingle de là ou nous sommes. Mais je me devais d'assister à ce concert qui sera unique. LE concert de la tournée, de toutes ces tournées. L'apothéose. Ne supportant pas de passer le concert assis, je descend quelques rangées plus bas pour m'appuyer contre une barrière, endroit où je resterai tout le long du concert. Je rencontre Priscilla en passant, vingtaine d'années, maman, et fan de Tokio. Amen. On discute des tournées, du groupe, de leur shows, etc...19h15. Un homme au micro annonce BP Zoom, qui compose la première partie du concert. Un style qui me rappelle un peu BB Brunes, ça passait, mais un peu long vers la fin quand même. Enfin, c'était peut-être l'effet tribunes aussi, car scéniquement ils sont bons. Après 40 minutes de show ils quittent la scène, et les techniciens viennent installer les derniers trucs, comme la plateforme de Bill pour Spring nicht, ou venir démonter la batterie de BP Zoom. Ce seront les trente minutes les plus longues de la journée ... On nous passe une playlist bizarre en attendant, et à chaque fin de morceau, on retient son souffles pour se dire 'maintenant...' et entendre un nouveau morceau redémarrer. Une vraie torture ! Les derniers réglages se mettent en place, on teste la fumée, les écrans, et tout ça sous les cris du stade entier. Et à 20h35...

Boumboum. J'ai une explosion d'adrénaline dans les veines. Les plaques montent, et je suis directement projeté en mars, à quelques centaines de mètre près pour la distance avec la scène...passons. Les plaques se lèvent lentement, Gustav est déjà là. L'habituelle intro se fait entendre, les 'screaaaaam!' ponctué par le 'Welcome to the Tokio Hotel, thousand hotel european tour!'
L'intro d'Ich Brech aus retentit dans tout le Parc des Princes. On saute tous. Et là ils nous sortent le grand jeu : des explosions de fumées (et des explosions tout court aussi) accompagnent les riffs de Tom. ça envoie un effet DINGUE ! On perçoit tous que ce concert sera vraiment LE concert référence. Bill arrive. Bill chante. C'est parti pour deux heures d'extase.

Der Letzte Tag; 1000 Meere, avec sa bonne dose de frissons comme à son habitude; Leb die Sekunde, la flying V, la pause, le public qui chante.; Totgeliebt, mythiquement parfait. Ma chanson préférée que j'entends pour la première fois en allemand, amen ; Wir sterben niemals aus; Schrei; Schwarz, avec Bill perché sur sa plateforme surélevée; Stich ins Glück; Über's Ende der Welt. décidemment son intro me donne toujours l'impression de débuter un concert...ein zwei drei vier ! ; Reden ; Heilig, petit bug de la part du staff, le jeu de lumière démarrait pas et Bill nous lançait des regards dans le genre 'c'est pas ma faute hein..' ; Geh, on peut pas la décrire avec des mots. Geh, elle se ressent, elle s'explique pas. Quoi qu'il en soit, c'est juste énorme. ; Spring nicht, bonne performance vocale de la part de Bill, lui qui avait du mal sur le refrain les fois précédentes à cause de l'opération ; Wo sind eure Hände, avec un putain de jeu de flammes sur toute la chanson ; Durch den Monsun...le suprême. Puis vient la session acoustique avec In die Nacht; Rette mich. Le groupe revient pour nous gêler le cerveau avec . Vergessene Kinder. Ces longues notes qui rentrent dans la tête, qui retentissent dans tout le stade..Putain. Et le final. An deiner Seite . Ponctuée d'explosions de paillettes, de feu d'artifices, tout ça mélangé au groupe qui se défoule, à Bill qui hurle..un orgasme musical comme on en a rarement l'occasion de vivre. Le ciel est remplie de fumée due au feu d'artifice. Des paillettes baignent partout dans la fosse. Le groupe s'en va, souriant.

Le départ du groupe et le retour à la réalité comporte quelque chose de presque apocalyptique. Des gens partout, déboussolés, et moi...je suis la masse. Je redescend de mes gradins et me poste à un endroit assez isolé du bruit pour appeler Moute...et essayer de la rejoindre. Endroit mis au point, on dévale le stade, on sors sur la rue pour voir des tas de gens partir dans tous les sens...J'me poste en dessous du point de rencontre. Et Moute arrive quelques minutes plus tard. La mission : choper Empyr, place de la Bastille (autre bout de Paris <_<). Il doit être environ 22h45 et le groupe joue (selon nous...) à 23h. On prend quelques rues...pour se rendre compte qu'on est parti vers l'opposé. On revient sur nos pas, on trouve pas de métro. On traine en rue, on traine on traine...On trouve enfin une station. On prend notre métro, on change, on reprend...Les gens à l'intérieur sont bourés/Joyeux/bruyants, au choix. parfois les trois, souvent même. Enfin bref, ça n'empêche pas de passer un bon moment.

On arrive à la Bastille. Juste en montant les marches du métro...ah okay. J'ai l'impression de me retrouver deux mois en arrière en pleine guindaille du Doudou...Mais en pire. Des papiers&gobelets à terre, de la musique, des gens complètement déchirés...l'habituelle. Je suis Moute&me fraye un chemin vers la scène du truc...et Empyr est déjà parti. Apparemment ils ont joué à partir de 22h15 donc c'est mort et archi mort . Bref. On essaie quand même de se rapprocher de l'arrière pour voir s'ils trainent pas encore dans le coin...Mais pour finir je retracerai toute la place pour manger une pizza à 1h30 du matin. En perdant Moute au passage.
Des gens bizarres essayent de se faufiler à l'intérieur de la pizzéria...La serveuse se fait insulter. Okay. Bon bref..on ressors. Même topo dehors. Et moute est déjà dans le métro pour rentrer chez elle. Barf, tant pis. On prend à notre tour le métro en sentant la densité du peuple diminuer au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre de Paris. On atteint notre hôtel. Bonne Nuit everybody.

vingt deux juin.
Réveil. Sale nuit. On déjeune, se lave, tout ça. On rassemble nos affaires et on s'empoigne pour partir faire les gros touristes au Troca. On se gare. On s'approche de l'Eiffel Tower...et on croise genre pas moins de quinze fans de Tokio sur le chemin. Muhahahahah domination imminente in da place. Il faut super bon. On s'attarde en terrasse...Je suis dans un pseudo-paradis photographique, même si j'aurai préféré prendre tous ces clichés avec mon appareil plutôt qu'avec celui d'Aline...Bref. On se refait un régime pizza dans un resto pas loin. Et on se casse. Même pas tenté de passer à l'hôtel. On quitte Paris sur le CD Live du DVD de la tournée.

&On revient en Belgique. &On remettra ça une vingtaine de jours plus tard.




# Posted on Sunday, 29 June 2008 at 7:59 AM

Edited on Monday, 14 July 2008 at 5:42 PM

trente et un mai deux mille huit : Empyr - Vaartkapoen Bruxelles.

trente et un mai deux mille huit : Empyr - Vaartkapoen Bruxelles.
Arrivée à la gare de Mons à 14h pour rejoindre Laure et Aline. On va totalement improviser sur ce coup-là, vu qu'on ne connait ni la salle, ni l'endroit où elle se trouve, on ne possède pas encore de billets de train ni de tickets pour le concert...Ca va être joli! Panneau dans le sac, album, marqueur, et énergie dans l'âme, on se dirige vers la gare pour nos places de trains. On se rend sur la voie, et c'est en parlant qu'on se rend compte qu'en fait, on ne possède aucun moyen de revenir une fois le concert terminé...et que nous sommes coincés à Bruxelles. On se paye un méchant rire nerveux en se demandant comment on va faire...Et On prend quand même notre train.
On réussira tant bien que mal à arranger le coup durant le trajet, merci Aline. Le trajet passe assez vite, même si je suis perdu dans mes pensées et que je réalise toujours pas que je m'en vais à la rencontre de mon groupe fétiche du moment...

15h30. Arrivée à la gare du Midi, ou on prend le temps d'acheter boissons et tout ça. On flâne un peu dans un disquaire. On décide de sortir pour se rendre vers la salle par le seul moyen possible : le taxi. On en repère un, on lui demande s'il connait la salle...Apparemment pas. On se prend un deuxième rire nerveux, je me demande dans quel merdier on s'est fourré sur ce coup-là...On retraverse entièrement la gare pour choper un autre taxi de l'autre côté. Son chauffeur ne connaît pas non plus la salle mais connaît la rue...Bon, on hésite pas, on grimpe. 15 minutes de trajet pendant lesquelles j'me rend compte qu'on se trouve probablement dans le quartier le plus malfamé de Bruxelles. Composé essentiellement de maisons plus ou moins délabrées et de rues bordéliques. On atteint la Schoolstraat...et le chauffeur nous dépose devant un bâtiment qui ressemble plutôt à une grande maison mal entretenue plutôt qu'à une salle. Les gens du quartier nous dévisagent du trottoir d'en face, de leur voiture, de partout. On est mal à l'aise. Putain...

Une fan est déjà là, avec son père, qui a eu la bonne idée de ne pas la laisser toute seule. Fan hardcore de Ben et de Kyo, apparemment. On fait connaissance et tout ça. Il doit être 16h30.
Les premiers autres fans arrivent, le groupe se forme très lentement au début. Nous pendant ce temps-là on a toujours pas nos places, alors que tout le monde autour de nous en possède. Moarf. Notre seule occupation, c'est de guetter la rue à la recherche d'un van qui serait susceptible d'être celui du groupe. Vu qu'on est pas beaucoup on quitte la file sans risque pour se promener dans la rue adjacente, et on repère ce qui est l'entrée des artistes. Y'a un grand brouhaha dans ce coin-là, avec des personnes qui s'activent à bouger des trucs. Certains on l'allure de rockeurs, on se demande si on a pas devant les yeux la première partie d'Empyr. Bah si. On a pas tilté et on est resté là à zoner bêtement, sans les accoster ni rien...Ca doit faire plaisir...

On retourne dans la file après que le groupe soit rentré. On glande, on attend que le temps passe. Les gens arrivent encore et toujours, on doit être une vingtaine, on crée des liens, on parle, bla bla bla. 17h30. Un van gris clair aux vitres tintées pointe le bout de son nez au bout de la rue. Aline et moi on le repère. On hésite. On se lève de la file et on marche jusqu'au coin de la rue avec Laure et Stéphanie. Le van s'arrête juste devant l'entrée des artistes de la salle. J'ai le coeur qui bat, les jambes qui flageolent. Un type sors du van...on le connait pas. Il reste sur le trottoir pendant deux bonnes minutes, et rien ne se passe. Nous, on observe. Et Puis... Ben sors du vent. Putain Putain. On se met automatiquement à courir jusqu'à l'entrée des artistes ou on s'arrête juste devant pour voir Florian sortir à son tour...Ils sont dans le garage de la salle. Sans se gêner, on les suis, et personne ne nous arrête. Fred sors à son tour mais ne restera pas, même chose pour B.one. Joce s'arrête. On commence notre séance photo/autographes avec eux, tout en parlant du concert de ce soir. Steph' a été reconnue par Ben, qu'il a dénommé 'madame à l'âne'. Sympa lol. J'vis un moment incroyable, je réalise pas du tout que j'suis en train de leur parler, tout simplement. Moment trop court, malheureusement. Ben nous lance un 'à ce soir!' auquel on répond tous vivement. On dit au revoir à Flo et Joce, on ressors du garage pour se retrouver à nouveau dans la rue. On saute, on est éclatant de joie, on s'enlace, le premier des trois objectifs est atteint : les choper à leur arrivée ! On décompresse en bouffant/fumant dans cette rue déserte, puis on retourne dans la file, en se délectant de nos photos prises avec le groupe. On en fait des envieux lol.

Les gens arrivent de plus en plus nombreux, on doit atteindre la centaine. Peu à peu, on redescend de notre nuage pour réaliser qu'on a toujours pas de billet de concert. Le garde du corps de la salle, une grosse base intimidante, sors et monte la garde à l'entrée. On lui demande comment on peut faire, et il nous apprend qu'on doit se poster à la porte à côté qui est le guichet. Le problème est que si on fait ça, on perd nos places dans la file, vu que les deux portes ouvrent en même temps à 19h30. On essaie de le gratter pour qu'il nous fasse une faveur, et même si ce gars est super sympa et qu'on trippe bien, on obtiendra rien... 19h. On essaie de s'organiser pour choper tout le plus vite possible et de revenir à nos places respectives en évitant le grugeage...le stress monte. l'heure défile. L'organisation se met en place. On doit être 300 sur le trottoir. 19h30. Les portes s'ouvrent et les gens rentrent. De notre côté on sprinte vers le guichet pour s'imposer dans le début de la file. On chope trois places tant bien que mal, et on retourne en sprintant de l'autre côté pour rentrer dans une sorte de bar allongé. On dépasse pour retrouver les gens avec qui nous sommes restés et on réussit facilement à reprendre nos places, c'était cool! On est collés aux portes d'entrées de la salle-même, dans une sorte d'avant salle ou il fait super étouffant.

20h. On entend les répétitions de Silent, le groupe première partie. On étouffe comme jamais et on essaie de passer le temps en parlant, et c'est dur! 20h10. Les portes s'ouvrent. Je me précipite et me met à courir, et Aline tilte pas qu'il faut pas marcher si elle veut être bien placée. Je sprinte à travers toute la salle et je me retrouve collé au premier rang, pile au milieu, Aline juste à mes côtés. Etape numéro deux réussie, le premier rang ! J'observe les environs, la salle est assez petite et la scène extrêmement proche. La batterie de Joce est déjà installée et juste devant celle-ci, la batterie de Silent. Une grande banderole à l'égérie du groupe est déployée dans le fond. La salle est à peu près remplie à moitié. Il fait trèèès chaud, mais j'ai réussi à trouver une position confortable grâce à mon sac qui me sert de coussin. La première partie commence en retard, vers 21h. C'est un très bon groupe, qui bouge et hurle bien, même si y'avait un petit problème de micro, j'ai passé un super bon moment et la salle (enfin du moins, le premier rang) était bien motivé. Ils ont réussi à tous nous allumer, et lorsqu'ils démontent le matériel, la salle réclame Empyr de plus en plus fort. Il doit être 21h45. Les derniers détails sont réglés, les tracklists sont collées au sol, les jeux de lumières sont mis au point. on est tous au taquet. En attendant, on se prend en photo, on règle nos propres appareils...et à 22h...

Des bruits de baguettes se font entendre. Joce introduit God is My Lover. On gueule, on les acclame, le groupe tout entier arrive, et nous, on est juste aux pieds de Ben. On se défoule complètement, on se balance, on chante, on les accompagnes, et ils nous le rendent bien. Empyr en live, c'est une énorme bourrasque qu'on se prend dans la gueule qui nous fait circuler une adrénaline de malade dans les veines. Ils enchainent avec New Day. Rebelotte. On montre notre soutien en déployant nos panneaux sur le dernier refrain,c'était assez dur à synchroniser quand même avec nos mouvements oO. s'en suit The Voice, Water Lily, qui me fout des frissons juste par son intro. Cette ambiance qui plane, pfoah, c'est unique ! J'me sens vraiment emporté, et malgré moi je me déchaine quand Ben décide de faire de même. Fever. On saute tous; on se laisse emporter par cette fièvre contagieuse. Tonight. Flo s'approche de nous pour m'accorder un regard de fou furieux du genre 'TU KIFFES MA MUSIQUE HEIN?' Je le lui rend bien. Way Out, qui, juste par ses premiers accords, me fait exploser intérieurement, j'hurle le refrain, j'hurle chaque parole, leur puissance musicale est hallucinante !
Forbidden song. Ma chanson préférée. Même sensation que Water Lily, mais doublée. Les 'We're nowhere' de la fin sont soutenus par à peu près tout le monde, et je suis le mouvement. Ben nous déclare même être impressionné, quelque chose du genre..The One. Ambiance plus calme, jusqu'à la moitié de la chanson ou on décide encore une fois de lever nos panneaux. My empress, rebelotte, la salle explose. Ben annonce une chanson exclusive, appellée Say it, que j'avais déjà repéré en lisant la tracklist un peu plus toô. Elle envoie. Totalement. On ponctue par une acclamation massive en faveur de Jocelyn, qui entame le début de March on, qui nous fait tous planer. Puis...Join us. J'hurle le titre dès les premiers accords, et Ben m'approuve par un signe de tête. Ce morceau est une bombe, autant en live qu'en studio. On lève une dernière fois nos panneaux pendant qu'on hurle à pleins poumons les paroles. B.one nous observe et sourit en regardant nos panneaux, ca fait plaisir ! La tension redescend en même temps que le morceau qui ralentit...C'est fini. Distribution de médiators/baguettes/etc. C'était tout simplement énorme. Ils quittent la scène, on les appelle, on en veut encore...On vient déjà démonter la scène. Moi, ni d'une ni de deux, je grimpe sur la scène pour arracher la Setlist de Ben qui était collée au sol (en me chopant une affreuse crampe au passage).

23h. On se décide se sortir le plus rapidement possible pour réussir à voir le groupe à leur sortie de la salle. On traverse la salle, on est complètement déboussolés par le show. On retraverse ce bar dans lequel nous étions trois heures plus tot. Silent est là pour des photos et autographes. On vend des posters d'Empyr. On continue tout droit, sans s'arrêter. On attérit sur le trottoir, on marche rapidement pour atteindre la rue adjacente. Une trentaines de fans sont là, dispersés sur le trottoir. On s'assied juste devant les portes du garage, redescendant sur terre. On est affalés sur le trottoir, à contempler nos vidéos, nos photos. Pour ma part, je joue avec la baguette de Joce que Laure a réussi à choper et j'admire ma tracklist. Des autres fans viennent nous rejoindre. On mange, on parle, on se prend en photos, on se crée une petite ambiance d'attente assez sympa. On reste comme ca jusqu'à peu près 00h. Le groupe est toujours pas sorti. Certaines personnes partent, malgré elles ou pas. Laure nous quitte. Nous, on essaie de trouver le frère d'Aline qui doit être notre moyen de retour. Pas de nouvelles. On reste assis sur ce trottoir, à deux. On décide de bouger un peu, il doit être 00h30. C'est à ce moment là que les portes du garage s'ouvrent, et que le van du groupe en sors. On pense qu'Empyr est dedans et on perd espoir, mais le van retourne à l'intérieur aussi vite qu'il est sorti, on comprend pas trop o_O. On retourne de l'autre coté de la salle en repère mais y'a absolument rien de l'autre côté et quand on revient...

Les gens sont agglutinés autour de Joce et B.one qui sont sortis se détendre. On cours vers eux et on se mêle à la foule. On doit être une petite vingtaine. B.one fait remarquer que dans la foule il y a une fille brandissant le drapeau d'Empyr, et sans hésiter on se fait remarquer en criant 'Nous on a nos panneaux !'
Il fait remarquer à Joce que je suis même allé jusqu'à dessiner les poils du ventre du gars sur mon panneau (J'ai redessiné la personne sur la pochette ainsi qu'un drapeau Empyr). Sa remarque me fait rire, on s'avance vers eux, dans l'encadrement de la porte. Ils sont à l'aise, et B.one boit une bière. On se dirige en premier vers Joce, Aline fait signer son panneau et je les prend en photo. Petit trip quant au flash supra développé d'Aline, Joce m'avoue qu'il a peut-être fermé les yeux et je l'approuve.
Il signe mon panneau (en niquant au passant le marqueur vu qu'il a signé en plein dans la peinture), photo, et un au revoir lui est adressé. On lui promet de revenir le voir car le concert était juste énorme. On se dirige ensuite vers B.one. Aline fait signer son panneau, B.one l'admire. Il demande qui a écrit les mots 'Forbidden song' dessus, je lui répond que c'est moi car c'est ma chanson préférée et que les paroles m'ont touché. Il me remercie en disant que ma remarque lui a fait plaisir, et le ton de sa phrase m'a foutu des frissons. Il compte les branches de l'étoile dessinée sur le panneau, et est content quand il constate qu'on a le nombre exact de branches. Photo avec Aline, je foire mon cadrage, il se marre. Ouais bon XD. Je recommence. Il fait super sombre, c'est impossible de faire un cadrage parfait. Il remercie Aline. Je tends mon panneau. Il le regarde attentivement, me fait la même remarque que tout à l'heure.
- Waow, même jusqu'à dessiner les poils du ventre...
- Le sens du détail, on l'a, ou on l'a pas!
Il me fait remarqué que j'ai oublié de dessiner le tatouage de l'avant-bras. Je lui fais comprendre que c'est pas un oubli, mais juste de la flemmardise..;et m'approuve. Au passage, je lui demande qui est cette personne, et me répond que c'est son pote Mike qui habite à Los Angeles. Il me félicite quant au boulot que j'ai mis sur le panneau et déclare que ce genre de choses lui font très plaisir, et je le remercie encore. Il le signe (avec une signature hypra compliquée et détaillée avec des sortes de stalactites en bas oO), et s'amuse à dessiner des petites bulles de bande dessinée avec le nom "Mike!" inscrit à l'intérieur. Au moins comme ca, je m'en souviendrais lol. Photo ensemble, je lui promet qu'on reviendra les voir. On se lance un "A la prochaine" réciproquement.
Et on sors de la foule, des étoiles plein les yeux, pour revenir sur terre et quitter l'Empyr.

# Posted on Monday, 02 June 2008 at 3:35 PM

Edited on Sunday, 06 July 2008 at 9:07 AM

trois mars deux mille huit ~ 1000 Hotels European Tour ~ Forest National

 trois mars deux mille huit ~ 1000 Hotels European Tour ~ Forest National
Lever
C'est le chaos dans ma tête au réveil. Je suis perdu dans mes pensées, complètement. Je déjeune sans vraiment m'en rendre compte, je me lave, m'habille, me prépare. Je vérifie quatre fois d'affilée si j'ai rien oublié, je ferme mon sac, je met mon manteau, je sors de chez moi. C'est parti.

Je rejoins Laure et sa maman sur la place de Nimy, petite ville à coté de Mons. J'écoute tausend meere en attendant son arrivée. Je suis dans une bulle Tokio Hotel qui est increvable. Je pense à rien d'autre, c'est comme si ma vie se mettait momentanément sur pause. Laure arrive ensuite vers 7h. Je quitte mon père, je monte dans sa voiture. On quitte Nimy, on prend l'autoroute. Sa mère conduit incroyablement vite, et ça nous arrange. On atteint Bruxelles en une demi heure. Et on tombe, encore une fois, dans des embouteillages. Il doit être 7h30.

On commence à s'impatienter dans la voiture. Forest National n'est plus qu'a une dizaine de kilomètres, et nous sommes encore coincés. La circulation se fera plus fluide, On attendra Forest vers 8h. On sors de la voiture, je me retourne vers Laure et la seule phrase qui sors de ma bouche est 'on y est.'

L'arrivée dans la file.
On traverse la rue, on se retrouve devant Forest. Il doit y avoir à peu près déjà 250 personnes. On est un peu perdus, on sait pas trop où aller. Jusqu'à ce qu'on trouve Leslie, qui est là depuis environ deux heures. On la rejoins, en escaladant difficilement les barrières. On sympathise avec tous les gens qui sont autour d'elles, j'en connais déjà certains depuis les primaires (et on se retrouve après des années dans la file du concert, ça fait bizarre!) On rigole, on parle de tout et de rien, on passe un très bon moment, même si quelques degrés en plus ne nous auraient pas trop fait de mal. Le temps passe assez vite. Le tourbus sors des parkings de Forest. On devine bien évidemment qu'il part chercher le groupe à l'hôtel, alors qu'il n'est que 10h du matin. Petite séance de cris au niveau des fans. On se rassieds après avoir perdu le bus de vue. Mais ça sera de courte durée, vu que les caméras viennent enchainer. Tout le monde crie, saute encore une fois. Les slogans 'Give me a T, Give me a O, Give me a K, etc' se font de plus en plus nombreux. Laure participera même au mouvement avec Leslie. Après les caméras, voici la venue des photographes. Alors que je veux juste rester assis tranquille à manger, j'me retrouve encore à poser pour pas paraitre con si on retrouve cette photo dans un magazine ou sur le net. Après, on se rassied. Pour un court moment, encore une fois. Le tourbus arrive. Les cris s'enchainent, on le voit tourner et s'engager dans la fosse à coté de la salle, endroit ou je me trouvais en octobre. Je souris en repensant à cette journée . L'avantage de se trouver dans cette partie de la file, et pas en fosse, c'est que non seulement on est plus devant, mais on peut bouger et sortir comme on veut sans prendre le risque de perdre sa place. Quand on entend le groupe qui commence à répéter, je sors de la file et je me rapproche des toilettes, qui sont juste à l'entrée de la porte latérale. Lorsque j'arrive sur place, je me colle contre les murs de la salle, et j'entends très nettement le groupe répéter Break Away. Je-suis-aux-anges. Je reste sur place, je bouge plus. Je remarque Alice qui est juste à coté de moi et qui fait exactement la même chose : rester skotchée au mur en écoutant. Je souris. On est des vingtaines de fans à vivre ce moment. Le vigile sors de la salle en nous demandant d'aller un peu plus loin. J'insiste pas, je marche un peu, je retourne dans la file. J'y resterai pas longtemps.





Photos
1 ~ 2 ~ 3 ~ Tobiaas ~ Tourbus

Le début d'après-midi
J'peux pas rester dans la file. J'entends vaguement le groupe répéter, j'ai besoin d'y retourner. J'enjambe à nouveau avec Leslie les barrières, et je retourne encore devant cette porte, contre ce mur. Cette fois, le vigile ne nous dit rien. Au contraire, je sympathise avec lui, je parle de la commercialisation du groupe, ils nous explique comment ils sont habillés, dans quelle langue ils chantent. Il nous entrouvre même la porte pour qu'on entende mieux. Ils sont en train de répéter le bridge de Sacred. Leslie n'en peut plus lorsqu'on entend nettement Bill chanter 'I'm sinking, I'm sinking, away from you'. Je réalise pas tellement que le groupe est à une centaine de mètres de moi et que je les entends répéter. J'aperçois même un bout de la scène (vu que la porte à l'intérieur était ouverte) et j'ai une preview de leur jeu de lumières. Je vois même Tom ou Georg (quelqu'un avec une basse ou une gratte en main, impossible de décrire plus précisemment). Ils continuent de répéter en enchainant avec Love is Dead. J'écoute attentivement, plus que jamais. Je chante en même temps sur le Bridge, comme un con. Mais cette chanson, même en anglais, elle m'emporte. Puis vient thousand oceans. Presque personne ne la connait, celle-là. J'ai le réflexe de chanter en allemand. C'est un aperçu intime du concert qu'on est en train de vivre là. Merci monsieur le vigile, encore une fois. Un autre vigile arrive, pour cette fois nous demander de vraiment partir. On en a assez eu, faut pas trop abuser non plus. On retourne s'assoir dans la file. On explique aux autres pourquoi Leslie et moi, on était restés si longtemps là-bas. Tout le monde semble...démoralisé, fatigué. Le coup de l'anglais, surement. Je révise furtivement les paroles grâce à un booklet de l'album Scream (j'sais toujours pas à qui il appartenait). On commence un petit peu à se faire chier.

On arrive à gagner quelques places. En fait non, on se retrouve tout devant. Je suis pas fier d'avoir grugé, mais ce qui est fait est fait. De toute façon, une centaines de personnes l'ont fait. Une vieille femme style british jase sur le fait qu'elle dormait là depuis deux jours et que tout le monde autour d'elle non. Elle demande au garde de la faire passer en premier quand les grilles s'ouvriront. Sur un ton du genre 'jesuissupérieuràvous.' Elle se prend pas pour de la merde celle-là. Un père lui demande de se calmer et de lacher le morceau. Chose qu'elle fera, à notre plus grand bonheur.


Photos
1 ~ 2 ~ Forest ~ Béré&Mad

On gèle. On est agglutinés les uns contre les autres dans des couvertures de survie, tous couchés sur nos sacs. Je rencontre ma voisine que j'avais pas vu depuis...depuis beaucoup d'années. On s'est reconnu à peine, ça fait bizarre. Bere et Madisone sont beaucoup trop fatiguées pour parler apparemment. On dirait qu'elles reviennent d'une expédition au pôle nord, les pauvres choutes. L'attente devient vraiment barbante. C'est marrant de voir que les personnes les plus éloignées de l'entrée de la salle sont celles qui crient le plus, qui chantent fort, qui..qui sont à fond dedans. Le début de la file, c'est essentiellement dormir, se tenir chaud, ne pas bouger, ne pas parler. Je décide de sortir un peu pour me dégourdir mes jambes et pour aller aux toilettes. Les toilettes les plus sales de ma vie (mélange de merde, de bouffe, de vomi, de mouchoirs et autres qui flottait doucement dans le pot). J'en ressors super vite. Je reste marcher un peu, histoire de me réchauffer. Madisone me rejoint, on parle. J'achète des frites, on mange. Ca réchauffe. Je reste devant les portes de Forest, à contempler la file, tous ces gens qui attendent. C'est impressionnant le monde qu'il y a. La file tourne, plusieurs fois, elle déborde en dehors de la fosse à coté de Forest, elle continue dans la rue qui est bloquée, elle va jusqu'au bout de celle-ci. 8000 personnes sont là, toutes pour le même but. Il doit être 17h00, la tension commence à être palpable. Un gars passe avec tout son matos à l'égérie du groupe : calendriers, badges, t-shirts...Le truc banal. Sauf que le prix est quatre fois plus cher...On va pas lui en vouloir d'essayer de se faire du bénéfice. Le pire, c'est que énormément de monde achète. Des VSD et des organisateurs se pressent devant la porte, se mettent au point. On y est.

L'ouverture des portes

Tobi s'approche de notre starting block pour nous préciser les informations pratiques, comme ne pas pousser, ne pas crier, rester calme. Je traduis pour les gens qui comprennent pas. Je fais mon lèche-cul devant Tobi, c'est ma manière de détendre l'atmosphère. Je la sens mal, cette ouverture de grille. Et effectivement... c'est le gros bordel. Plusieurs insultes fusent de ma bouche sans que je m'en rende compte, j'avance rapidement vers la grille, sans pour autant marcher de moi-même. L'effet de masse, voyez-vous. Je passe la grille, je saute l'étape de la fouille du sac. Je rentre en trombe dans Forest, Laure pas loin derrière moi. On vérifie mon ticket. Gauche, droite? Tom...Georg? Laure court vers la gauche. Je la suis. Je descend le plus vite possible les marches de la salle, qui est quasiment vide. C'est vraiment impressionnant, on doit être dans les cinquante premiers. On repère Leslie, et tous les gens avec qui on a passé la journée. Tout le monde est à la barrière. Je cours, de plus en plus vite, Laure aussi. L'adrénaline. On y est presque, le coeur bat à tout rompre... Je m'éclate contre cette foutue barrière, putain. C'est la sensation qu'il faut absolument vivre. Je m'accroche à elle. Je regarde autour de moi. On est TOUS skotchés à cette barrière. Toute la bande. On a réussi. Je souris.

Photos

Les gens affluent rapidement derrière nous, du moins, cela s'arrête à quelques rangs. Les gens rentrent par petits groupes. Je suis super bien tombé niveau placement. Juste devant l'estrade ou les membres du groupe viennent souvent. J'ai vu jusque sur le coté Georg. Les gens qui m'entourent sont calmes, détendus, personne ne hurle, ne pousse, rien. Une fille de 18 ans demande juste un étroit passage entre Laure et moi pour sa main blessée. On parle un peu, tous ensemble. à côté de Leslie, une fille de 14 ans vit son premier concert de Tokio Hotel. Elle sera franchement pas déçue!

18h20. J'avoue que là, je me fais un peu chier, et je suis pas super motivé. Je baille un peu trop à mon gout, je suis accoudé sur la barrière à observer dans le vide les vigiles qui passent, qui accélèrent, repassent. Un courant d'air qui vient de la gauche me fait frissonner (je suis en t-shirt). Je prépare mes appareils photos, je dépose tout de l'autre côté de la barrière. Je met tout ce que j'dois prendre à portée de main, notamment la feuille pour l'action THA4. Les tribunes se remplissent peu à peu à leur tour, la fosse est complète.

Les vigiles font la distribution d'eau. Leur tactique : la bouteille trouée par le capuchon avec deux jets d'eau, idéal pour atteindre n'importe quel endroit sauf celui prévu à la base. J'ai mon t-shirt complètement mouillé grâce à ça. La salle appelle le groupe, le réclame. Je participe pas au mouvement, pas encore. Il doit être 19h15, on compte les minutes à la barrière. Madisone me demande par texto où je me trouve. Plus de crédit, je lève la tête, scrute la salle des yeux. Evidemment ..je la trouve pas. 19h20. Les photographes prennent place dans la fosse sécurité, avec leurs mastodontes braqués vers nous. On fait genre, on pose. tout le monde crie. Les évanouissements fusent déjà, le concert n'a même pas encore commencé! Le spot coca-cola accroché au plafond s'éteint. En octobre, le concert commençait cinq minutes après ce signal. Rien que le fait de repenser à octobre...ça me motive beaucoup. Le CD qu'ils nous ont foutu dans l'idée d'attente recommence une troisième fois de suite quand...

...Les lumières s'éteignent. Et le temps s'arrête.

Le concert

C'est l'explosion dans la salle. Tout le monde hurle à plein poumons. Moi aussi. Je scrute la scène, celle-ci a changé par rapport à la tournée précédente. Une estrade qui monte sur les côtés au lieu de se ravancer, un rideau qui couvre le devant de toute la scène, des plaques à peu près semblables à celle du Z483T, mais cette fois elles comportent des ampoules. Le jeu de lumières promet ! On aperçoit Tom arriver sur scène...Alors qu'on devrait pas. Il s'est trompé de côté, ce boulet devait arriver du centre de la scène, pas du côté...on le voit faire demi-tour avec un air genre 'Hé merde', et aller de l'autre côté de la plaque. Fou rire avec Laure du à ça. La scène devient toute bleue. Le jeu de lumières commence. Le rideau est toujours baissé, mais on peut voir à travers (sinon, on aurait pas vu Tom). Les plaques lumineuses, aussi éclairées de bleu, se lèvent peu à peu. Tom, Georg et Gustav sont là, immobiles. Une introduction sonore passe, elle est composée de bruit de mégaphone (comme l'intro de Schrei) et de Bill criant 'Screaaaaaaaaam....' en boucle trois quatre fois. Une voix à l'accent supra américain annonce 'Ready Set for thousand hotels european tour, Tokio Hotel!' Tout le monde hurle de plus belle. Et là, le rideau tombe tout d'un coup comme de l'eau, alors que Gustav s'excite déjà sur sa batterie et que Tom et Georg grattent leur accords de Break Away. Putain, quelle intro ! Une vraie explosion ! Bill commence à chanter, il apparait petit à petit dans le fond de la scène, placé juste derrière Gustav. J'entends aucun cris, pourtant la salle est en furie. Raison ? Je suis placé juste devant une baffle. Chaque note me transperce complètement, c'est de la pure extase. Une ouïe parfaite. Le groupe est au meilleur de sa forme, ils sont extrêmement motivés. Bill vient se placer juste devant moi, sur l'estrade. Je ferme mon appareil photo, je le range. Je le regarde dans les yeux, en chantant et en exprimant ce que la chanson veut dégager comme sens (En gros, je le regarde comme si je voulais le bouffer). Et...il fait pareil. Tout le monde autour de moi le filme ou le prend en photo, moi pas. Je partage, et ils savent pas ce qu'ils ratent. Il est resté au moins 2 bonnes minutes, là, à chanter en me fixant des yeux. C'est hallucinant de partager quelque chose comme ça avec son idole. Okay , j'ai compris, quand il reviendra, je rangerais encore tout mon matos et je te regarderais coco. Gustav accélère dans sa rythmique. Il accélère encore, encore. Bill hurle 'I BREAK A-WAY !' C'est la fin de la chanson. Putain, la bourrasque que je viens de me prendre dans la gueule ! c'était tout simplement divin.


Photos

Final Day. La scène est encore illuminée de bleue. Bill se force pas trop sur celle-ci. On saute tous, comme eux. C'est toujours un bon moment cette chanson, même en anglais. La scène devient ensuite verte, les écrans derrière la scène affichent des branchages sur le sol. Ceux du début du clip de 1000 meere. La base des escaliers de la scène s'illumine de petits point qui font penser à des étoiles. Bill annonce Thousand Oceans. Dès la première note, la dose de frissons est là. Cette chanson est absolument sublime en anglais. Georg chante en même temps que Bill , et il chante bien. Ca ajoute un petit truc dans les interprétations. J'ai même droit à du Twincest pendant le bridge. Bill est enseveli sous de la fumée pendant le refrain, les cheveux volant au vent. Sympa. La plupart du public chante en allemand. Bill fait un petit speech après la chanson. Il est heureux d'être là, et qu'ils ont déjà traversé plus de 1000 mers, en comparaison à tous les pays par lesquels ils sont passés pour leur concerts. Il termine par la phrase qui résonne encore dans ma tête : Let's take a night to remember !

Tom empoigne sa Flying V. Les premiers riffs de Live Every Second se font entendre. Putain putain putain, cette chanson, c'est ma philosophie de vie! Carpe Diem, Hic et Nunc. Je me déchaine pour montrer qu'elle vaut beaucoup pour moi. Les écrans affichent un compteur avec des chiffres qui défilent à toute vitesse, les plaques lumineuses aussi. C'est magnifique à voir, mélange de rouge et de noir. Bill...monte sur l'estrade devant nous. LA chanson bien choisie. Je range mes trucs, je hurle 'DON'T LET GO, LIVE EVERY SECOND!', je chante. Il me regarde encore une fois, en souriant. Il a compris. J'ai jamais été aussi heureux depuis le début de la journée. J'ai réussi à lui faire passer un message. Tom le rejoins sur l'estrade. Collés l'un à l'autre, il jouent, profitent. Et nous en bas, au premier rang, on partage tous cette énergie qu'ils dégagent, ce plaisir musical. Ils quittent l'estrade et s'en vont de l'autre côté de la scène. Georg et Tom arrètent de jouer, Gustav continue sur sa batterie. Ils vont nous faire chanter, et Georg monte sur l'estrade devant nous pour nous donner la rythmique. Tout le monde hurle son nom de notre côté, ca le fait sourire, c'était beau à voir ! Laure et moi, comme des déchainés, on donne aussi la mesure avec nos bras, et ils nous lancent un regard du genre 'ouais, c'est bon ça! ' Décidemment, on doit vraiment être des spécimens pour qu'ils nous regardent autant ! La chanson reprend, et se termine. Ils ont définitivement évolué depuis octobre, et en bien !

Love is Dead. Les écrans affichent des flammes avec un coeur et une croix, putain vive le cliché pour la chanson ! Bill ne s'arrête même pas sur le bridge pour nous faire chanter les 'Now now now it's over now...' Dire que quelques heures plus tôt, je les écoutais en cachette répéter cette chanson, chantant tout seul! Sacred. La dose de frissons revient, et Bill vient s'agenouiller devant nous sur l'estrade. Encore une fois, il regarde dans notre direction. Et il le fait quand il chante les lignes 'Forever you, you will be sacred'. Putain, tu t'en prends une dans la gueule quand même ! J'suis totalement abasourdi.

La chanson se termine. Gustav enchaine avec un solo que l'on a déjà tous entendu. Automatiquement, je lève mes bras, et je me balance au rythme de ses coups. J'dois avoir l'air d'un con, avec tous mes cheveux dans la gueule, à fond dans le truc...Je m'en fous. Bill va chercher son mégaphone. Le public crie. J'essaie d'attraper ma feuille Frei que j'avais déposé à mes pieds de l'autre côté de la barrière mais...Putain, elle a volé quelques mètres plus loin. Un vigile viendra me la choper et me la redonner. Je la lève fièrement, comme toute la salle. Décidemment, les actions THA4 sont toutes de grosses réussites ! On Scream, on scream, on scream. Le groupe s'arrête...L'idée que quelqu'un va monter sur scène flotte dans l'air...Ben non. Il reprenne. No, no, no, no, scream it out Loud! Le groupe s'en va, les lumières s'éteignent. Les écrans s'illuminent, et passent le duo acoustique de Bill et Tom du DVD, qui chantent durch den monsun. C'est magique. Ambiance intime pour 8000 d'entre nous. Le groupe revient...et je reconnais...non, je rêve! les premiers accords de Schwarz !! Putain, ils vont jouer...Black, merde, c'est aussi bien. Bill chante...mais où? Je demande à Laure. elle m'indique le haut de la scène, je comprends pas...Ah. J'ai du lâcher un commentaire genre 'OH PUTAIN!' quand j'ai vu que Bill était assis, suspendu à une plate-forme tout en haut de la scène. Laure se prend un fou rire quand elle voit ma tête. Je remarque aussi que bill s'est changé... d-i-v-a.

On the Edge, Ready set Go, Reden. Sympa l'introduction anglaise à Reden! Bill et son regard pervers qui nous déclare 'Let's Talk a little bit...' Il se met à genoux devant Tom, pas loin de l'endroit ou je suis. Demande en mariage? Wir Sterben Niemals Aus. Encore une chanson qui me tient énormément à coeur ! Je vis les moindres mots, les moindres notes de leur performance. Ce souvenir ne disparaitra jamais lui non plus. Les plaques descendent peu à peu, alors que la scène est toute noire. Gustav est caché derrière elles...merde. Tom gratte les premiers accords de Don't Jump, et Bill retourne sur sa plate-forme pour la chanter . Les plaques lumineuse en dessous de lui sont toutes bleues et mauves. Georg chante en même temps que lui comme sur 1000M. L'instrumentale du groupe est complétée par des violons en fond sonore, comme dans le single. C'est beau. Ils terminent, les plaques remontent.

Et la c'est l'apothéose. Bill annonce 'sometimes she just has to leave...' Tom effectue les premiers accords de Geh...Et Gustav tape à la batterie. Putain, Geh en version électrique !! Laure, toute aussi choquée que moi, regarde le groupe bouche ouverte. Elle est trop trop bien en live. Le refrain, Tom passe en mode électrique, Bill hurle. J'ai presque envie de leur hurler 'MERCI!' pour me faire frissonner autant. Je me prends encore un gros coup dans la face; ils m'ont complètement cloués sur place. C'était une des meilleure performances de la soirée. Et ils vont continuer à me tuer, parce qu'ils enchainent avec Ich Bin Nich Ich. Par refléxe, je saute. Georg et Tom viendront sur l'estrade ensemble jouer la fin de la chanson. Raise Your Hands. Elle, c'est le truc qu'il faut absolument vivre. J'ai passé toute la chanson les deux bras levés, à chanter de manière exagérée. Ca a fait rire Georg qui est revenu devant nous encore une fois. Monsoon. On chante la plupart de la chanson. Le groupe s'arrête avant de reprendre une dernière fois, et là, on les voit tous les quatre nous regarder en souriant vu l'état d'hystérie de la salle, les yeux qui brillent. Bill s'en mord les lèvres. C'est super touchant! Ils reprennent, s'en vont. Je hurle 'ZUGABE, ZUGABE' et personne ne comprend pourquoi...Alors j'arrête de passer pour un con.

Les jumeaux reviennent pour In Die Nacht. Bill s'est encore changé, il porte le pull qu'il a designé lui même, avec une sorte de training en cuir...Bref. Je suis assez loin du centre de la scène, et ils nous tournent le dos. Je zappe un peu. Gustav et Georg les rejoignent pour Rescue Me. Bill nous fait sa présentation habituelle, ainsi que son 'bienvenue dans notre studio d'enregistrement!'. Je zappe aussi cette chanson. Il retournent en loge, et reviennent pour jouer Forgotten Children. Merci au Baffle pour m'avoir amplifié le son de la guitare de Tom! Et le final. By Your Side. Les frissons...une dernière fois. L'explosion de paillette, et Bill qui hurle sa note qui te transperce la tête tellement c'est bon...Ils nous font le lancer d'objets traditionnels. Georg me voit, je lui fait signe de me lancer sa serviette, il tend le bras et...fait semblant de la lancer, puis il s'en va en rigolant. CONNARD! Tom vient lancer sa serviette à quelques mètres de moi, et une horde de filles se tombent les une sur les autres pour l'attraper. Gustav lance à son tour de l'eau; et il croise rapidement mon regard. J'en profite pour lui faire signe de me lancer une baguette...Je l'attrape presque, et une maman, apparue de nulle part me l'arrache presque des doigts. Dégouté ! Et puis ils repartent. Pour de bon. Gustav fait sa hola, et sa tête me fait rire. Il prend un air du genre 'putain, fermez la j'ai dit !'. On profite. et il s'en va. Les lumières se rallument.

L'après-concert
Je me traine un peu partout dans la salle, je titube à la recherche de Bere et Madisone. Je rencontre au passage Alice et sa bande qui se serrent dans les bras. Ca me fait sourire. Je trouve enfin Madisone et Bere, qui est plutot folle de rage qu'autre chose...elle s'est fait siffler le médiator de Tom. On ressors, lentement. On prend l'air dehors. Je marche sans vraiment savoir ou j'vais. Une voiture passe, avec Schrei dans son poste, je chante automatiquement, le père dans la voiture éclate de rire. On quitte Béré et Mad. On dit au revoir à Ash et Cam. On rejoins la mère de Laure. Il commence à neiger sur la route. La magie prend fin.

# Posted on Saturday, 05 April 2008 at 7:42 AM

Edited on Monday, 02 June 2008 at 4:13 PM