7h. Réveil pour le boulot, hé oui! Déjeuner, lissage de cheveux, je prépare mon sac pour ces putains de trois jours qui vont suivre, & sans hésiter j'empoigne mon eastpack bourré de trucs qui, en principe, ne s'enmènent pas pour aller travailler & je sors. Les heures défileront lentement, et je m'y étais préparé. Plus le temps avance, plus je sens ce noeud au ventre propre à une tournée. Je le ressens...Pour la dernière fois cette année. Du moins pour Tokio Hotel. 12h30. J'arrive pas à manger. Encore un signe annonciateur. Bref. Je finis la journée boulot en rangeant les produits dérivés TH, tiens donc ! 15h. J'empoigne mes affaires & me casse le plus vite possible vers la gare, faut pas trainer pour le train. Arrivée à la gare ou je (re)vois, Béré, Mad, Ash, Raff & Magalie. On rentre en trombe dans la gare & il y a une putain de file d'attente pour s'acheter les billets. Il est 15h11 et le train part à 15h19. Les personnes décident de nous laisser passer quand elles comprennent que le prochain train, c'est le nôtre.
Et par un exploit surnaturel, en ayant chopé notre billet une minute trente avant son départ, on arrive à poser nos culs dans ce putain de train. & c'est parti.
Pendant tout le voyage, notre conversation tournera surtout sur des débilités tellement profondes qu'elles ne paraitront même pas humaine, sauf si l'humain en question est profondément illettré. Ca défile assez vite, alors que le voyage dure quand même presque deux heures. BéréMad&Magalie nous quittent à Bruxelles, alors que nous, warriors que nous sommes, on décide d'aller directement sur les lieux du festoche. On se doit le frontrow pour cette dernière date.
On arrive à Louvain (ou Leuven, vu qu'on était dans la partie néerlandophone van Belgïe). & Là on explore un peu la ville qui semble assez sympa, mais on traine pas quand même. Il doit être environ 17h lorsqu'on décide de nous la jouer VIP et de se rendre en taxi jusqu'à Werchter (c'était pas la porte à coté). Nous sommes tombés sur un chauffeur vantant les mérites du néerlandais & parlant de l'avenir politique de la Belgique. Hors contexte j'aurai pu lui répondre mais là, merde. J'ai que ce putain de festival en tête . Après un assez long trajet qui nous aura niqué 30¤ de taxi, on arrive sur les lieux...Bien paysans. Une belle odeur de bouse, une friterie miteuse et des champs tout autour. On repère quand même l'énorme scène & sans le savoir on s'y rend par l'entrée artiste. Comprenez donc qu'on se fera refouler. On fait le tour, remarquant des fans par ci par là, en train de manger, parler néerlandais; glander, parler néerlandais, rire, parler néerlandais, chanter du Tokio, et parler néerlandais. Enfin bref. On se rapproche de ce qui semble être le 'lieu de campement'. Bingo. Les fans sont là; une bonne vingtaine. Une néerlandaise nous accoste & me parle anglais pour expliquer l'organisation, le système classique des numéros, etc...Sauf que selon elle, la police rode et que celle-ci étant très dilatée analement, ils pètent un cable et elle ne préfère pas enchainer la liste . Donc...On pose notre cul sur une planche et on glande. On joue avec notre coussin péteur, on se fout de la gueule de certaines bouffonnes, on mange des frites, le classique en gros. Les fans affluent petit à petit, et nous on est toujours pas sur une liste. Pas grave, la néerlandaise se souvient de nos gueule et elle a l'air coopérative donc on stresse pas.
On repère quand même un minimum de fans francophones, dont des têtes déjà vues à la télé, notamment. D'autres têtes qui ne parlent pas forcément français me semble familière, comme Tim, le pseudo-sosie de Tom que j'avais déjà vu à Forest le 14 octobre & dans un reportage pour le concert d'Amnéville. On explore les lieux, en repérant les portes d'entrées, des chiottes isolées qui pourront nous être utile, etc. Le groupe de néerlandaise semble avoir l'impression de dominer toute la troupe, hé beh. On va pas leur cracher dans la gueule...pas encore. Il doit être 21h. Nous, francophones, nous sommes devant les portes à parler tranquillement de concerts vécus, d'attente, d'expérience personnelles, quand un troupeaux de fans néerlandaises viennent péter leur cable en disant qu'on doit pas rester là, mais qu'on doit aller au camping avec elles & blablabla. Soit disant, on gêne et la police viendra nous embarquer. Beeeen voyons. Bon. On va pas créer un conflit, on les suit.
Une fois retournés au campement c'est l'anarchie pour essayer de créer un semblant de file. Toujours dominé par la néerlandaise, bien sur. Ash, Raff& Moi nous sommes les premiers à ne pas avoir de noms sur la liste, donc en gros on est les premier juste après l'attroupement de néerlandaise. Je prend le numéro 102, Ash le 103 & Raff le 104. Mais en réalité on se trouvait dans les cinquante premiers, c'est tout bénèf'. Une fois la file formée on se dirige tel un attroupement bovin vers le trottoir à côté des portes...On s'y installe seulement quelques minutes. Vu que la gentille sécurité ouvrira la file dès ce soir au lieu du lendemain matin...On se répartit selon les six portes qu'il y a...& on s'installe. On est assez proche, ça va.
...Et on est parti pour une putain de nuit comateuse.
treize juillet
Les degrés chutent, on caille de plus en plus & on parle de moins en moins...On dormira quand même pas. On fera chier notre monde, on fera des tours dans les environs & on trouvera des toilettes de luxe, qui changent littéralement des cabines pipi à proximité des portes...On se tape de bons trips toute la nuit en somme. On mange aussi, on boit, on discute, on comate sous nos couvertures...Pour voir le jour se lever petit à petit à partir de 4h30 du matin.
Les gens arrivent de plus en plus nombreux dans la file, et l'ambiance un peu comateuse change petit à petit pour prendre la forme de l'ambiance file d'attente TH à 100%. Je revois des têtes connues comme celles de Maylis, Leslie ou Antonella, j'en rencontre des nouvelles comme Youliah, et petit à petit on remballe nos affaires pour se rapprocher de l'entrée...Et les grugeuses se réveillent. Thanks God, elles se feront à chaque fois refouler. Au moins, l'organisation est à son point sur ce niveau.
Les degrés reviennent. Aaalleluia. Il doit être environ 8h du matin, et on se croirait déjà en plein après-midi. On est assis, à parler, blaguer, tripper. Puis, autant faire nos VIP, on se couche, avec nos lunettes de soleil, & on bronze. On passe le temps comme ça, alors que tout autour de nous ils sont tous parqués tels des sardines déconservées. Chacun son trip hein. Il doit être environ 10h.
Les gens se resserrent de plus en plus, les grugeuses tentent une dernière tentative déchue de passer devant, et les cris qui surgissent sans raison...bah surgissent. Il fait de plus en plus chaud et ça devient pénible. 14h qu'on a pas quitté ce bout de terre quand on y réflechit...10h30. dernière pause toilette pour ma part, j'prends du recul car forcément j'vais pas faire caca au milieu des gens. Et derrière nous...il y a vraiment énormément de monde. Partout. Je me refaufile, retourne à ma place près des portes. On attend...quand à 11h, la porte à côté de nous s'ouvre, et peu de secondes après, la notre s'ouvre aussi. Et c'est l'émeute, comme à chaque fois...Tout le monde s'écrase, les sacs restent coincés, les gens crient, s'insultent...On passe la première porte. Une deuxième nous attend, avec le parcours du combattant. Sur la dizaine de vérifieurs on tombe sur une particulièrement lente et on voit tout le monde autour de nous se mettre à courir vers la scène. Putain. Finalement elle se mettra en marche, non pas sans mal. On passe tous les trois la dernière porte...avant d'arriver sur une pelouse d'une centaine de mètres de long avec la scène tout au fond. Mon dieu. On se met à courir aussi longtemps qu'on le peux, on se crève les muscles et les poumons (on avait pas mangé), on approche, et on s'explose contre la first row. J'ai une envie soudaine de vomir due à cette course un peu trop longue à mon gout, et Ash aussi...Pour ce qui est du placement on est un peu trop sur le côté. C'est à ce moment là que je repère de la place dispo en avancée, donc j'y courre, Ash& Raff me suivent. Et on est tous les trois en plein milieu de l'avancée côté Georg. C'est parti mon kiki.
J'avais pas remarqué que des gens étaient en train de faire un soundcheck. De guitares acoustiques. Ils durent pas, une femme qui apparemment fait la présentation de chaque artiste se ramène pour introduire Milow.
C'est mignon, mais après quelques morceaux ça m'a quand même soulé. Leur répertoire, c'est un ensemble de morceaux acoustiques pop un peu jazzy sur les bords. J'ai pas tellement aimé, donc bon. Ils partent vers 13h30, les assistantes techniques démontent pour installer le matériel de Zornik, qui, lui, fait déjà plus fourni. Après une demi-heure le groupe se ramène et eux j'accroche totalement. je connaissais déjà, leur musique m'était parvenu d'un écho lointain, mais sans plus. Ils ont joué une dizaines de morceaux, accompagnés de solo de batterie et de guitare par moment. C'était bien bon. Un fait qui m'a soulé était l'irrespect de la foule envers le groupe...Je vous fais le dessin : 15 milles bouffonnes trop rebelles qui gueulent 'TOKIO HOTEL, TOKIO HOTEL, TOKIO HOTEL!' pendant qu'ils jouent. On a déjà vu mieux niveau partage musical. N'en est-il pas moins que Zornik quitte la scène et qu'on vient installer le matériel du groupe qui passera dans une demi-heure.
Toujours la même ribambelle de cris quand on teste un instrument quelconque. Fait qui fait bien rire les vigiles en passant. Et après une demi heure pénible...L'annonciatrice revient sur scène et c'est l'explosion des tympans. Boumboum. Aaah, cette intro...Boumboum. Welcome, to the Tokio Hotel, thousand hotels european tour. Et l'intro de Break Away arrive..ainsi que Bill avec ses super lunettes de soleil so hype.
Concert bien, pas le meilleur que j'ai fait mais j'ai apprécié. Un peu dégouté du rappel annulé à cause du staff trop strict dans l'horaire. Bon je ferais pas plus de détails sur le show c'est un show à l'habituelle. Dès leur sortie de scène un énorme amas de ...non, toute la première fosse bouge de place. Tout le monde se casse. Nous aussi on bouge, on doit se retrouver à Bruxelles le plus vite possible. Et on retraverse l'immense pleine qu'on a parcouru le matin même, celle-ci est bondée de monde. 34 000 personnes étaient derrière nous. On se retrouve tous, on sors du site et on cherche un arrêt de bus. Le seul dispo est à 2km. C'est parti pour la marche intensive sous le soleil tapant. Pause bouffe avec un hamburger aussi cher que la chaire de mon cul. On arrive à l'arrêt et on chope le bus qui partait en courant. On grimpe dedans. rempli de fans qui bougent à l'hôtel. Ouch...après une demi heure de trajet on rentre en trombe dans la gare de Louvain pour choper un train. Faut d'abord passer à NOTRE hôtel avant de bouger vers le leur. Donc on prend un train différent de celui que toute la masse de fan chevauche.
Je m'endors pendant le trajet. On arrive à la gare centrale de Bruxelles un peu pété, on sors et on se perd. On galère pour trouver ce putain d'hotel et on frôle le pétage de cable. Après une demi heure de recherche, on trouve. On rentre, on règle, on se rafraichit & on se relisse puis on y retourne. Taxi jusqu'au Conrad. Ou une vintaine de fans sont là, Mad& Bérichouquej'aimeavecsescheveuxméchésbleus, des têtes connues du net, on revoit Tim le sosie de Tom, et je rencontre Sally pour la première fois. pas la dernière je pense :'D. Malgré cela on tombe de bien bas quand on apprend qu'ils se sont cassés en avion & que donc ils ne sont plus en Belgique, et que...on est là pour rien en fait. Bon bref, on part se faire une bouffe traditionnelle au Quick. Bien sain, voyez vous. Puis on rebouge au Conrad. On reste plantés là à parler et passer le temps jusqu' environ 21h. Ou on reprend le taxi jusque notre chambre ou on s'abat littéralement comme des masses...
quatorze juillet
pour se réveiller le lendemain matin après une bonne nuit-pas-sur-le-sol. On se réveille, on décomate, Happy Birthday Ash. on se lave, on se lisse et on descend chercher un petit déjeuner dans le carrefour du coin. Direction la gare centrale ou sur le chemin on est un peu dégoutés d'avoir déjà vécu le dernier THTrip de 2008 (enfin...peut-être pas le dernier de cette année finalement). A la gare, on parle pas tellement, on est tous assis par terre, perdus dans nos pensées, à attendre des trains différents. il doit être 11h. Je prend mon train. Je me noie dans ma musique. Et je rejoins ma ville, après de si bons moment. On en revient pas pareils.